• Carine Goffin Lion

Escale à Séville



L'effet Triana

Alors que notre avion atterrit sur le tarmac de Séville, je ne peux m'empêcher de penser à ce que sera notre vie sans notre fille aînée, pendant quelques mois… Mon coeur se serre.


Puis c'est le rush vers l'aéroport, la récupération des bagages, la prise en charge de notre voiture de location, le trajet vers le centre.

La petite est malade, la faute à un smoothie trop froid, avalé trop vite à Charleroi. La circulation est dense, les rues sont étroites et le parking, on ne le trouve pas.

Fatigue, émotions, manque de repères, tout se mélange et nous asphyxie un peu… Nous nous réjouissons de rejoindre Triana et notre maison d’hôtes.



Triana, c'est ce quartier populaire de Séville, connu pour être le berceau du flamenco et de nombreux toreros, mais aussi celui des potiers et des céramistes, dont les boutiques exposent de magnifiques azulejos.

Avec son atmosphère particulière de village dans la ville, j’espère qu’il répondra à nos attentes.



Calle Alfareria, 59 … Je frappe à la porte d’une maison d’apparence toute simple ;

le luxe est ailleurs, cette fois. Et lorsque les présentations faites, notre hôte m'entoure de ses bras et m'embrasse avec exubérance pour me souhaiter la bienvenue, j’ai - la surprise passée - l'impression d’être à ma place, comme un membre de la famille.


Quelques heures plus tard, nous sommes attablés dans un bar hors du temps, dans une rue improbable et il semble que nous soyons les seuls touristes ce soir.

Ici non plus, pas de portier ni de tapis rouge à l’entrée mais des tapas à damner un saint !

Dans une ambiance très conviviale, avec un patron aux petits soins, nous savourons piruletas de chorizo, risotto à la truffe et fromage espagnol avec du vin local délicieux. Et lorsque, ne pouvant plus rien avaler, nous quittons l’établissement, nous n’avons qu’un seul regret : celui ne pas avoir pu tout goûter !




Séville, la belle Andalouse …

Rosa et Carlo nous attendent pour le petit-déjeuner.

Nous traversons le patio, grimpons l’escalier jusqu’à l’étage et découvrons une pièce baignée de lumière. Rosa s’affaire en cuisine et discute avec un couple déjà installé à la table d’hôtes. Carlo nous salue de la pièce à côté. Cette simplicité est pour nous, ce jour-là, un véritable bonheur.


Le petit-déjeuner, quant à lui, se révèle à l’image de nos hôtes : simple et extrêmement généreux. Idéal avant d’entamer notre visite expresse de Séville.




A quelques pas de notre maison d’hôtes, nous longeons les boutiques des céramistes puis pénétrons à l’intérieur du marché couvert. En cette fin septembre, pas un touriste dans les allées ; le marché nous appartient!

Sous les yeux du Mechero, magnifique chapelle avec son toit d’azulejos, nous traversons le Guadalquivir, atteignons la Plaza de Toros et les arènes de la Real Maestranza de Caballeria.


Considérées comme les plus belles d’Espagne, ces arènes sont complètement intégrées dans la ville, tant d’un point de vue architectural que géographique. Ainsi, seule une partie de sa façade est ouverte sur le paysage environnant.



Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la catedral de Santa Maria de la Sede, est, quant à elle, une des plus grandes cathédrales de la chrétienté et la plus grande d’Espagne. Pourtant, sa taille ne m’impressionne pas vraiment. Son élégance, par contre, et le charme de la Giralda, ancien minaret devenu tour catholique, me séduisent profondément.




Mais le temps file et la foule présente à l’entrée de la cathédrale nous dissuade d’en visiter l’intérieur. Nous prenons la direction du Real Alcazar et passons la Puerta del Leon ou Porte du Lion (Ça ne s’invente pas ;-) !).


Témoin inestimable de l’histoire de Séville de la dynastie almohade jusqu’à nos jours, le palais se révèle plus somptueux encore que dans mon imagination. Quant à ses jardins, s’ils ne sont un éden, alors que sont-ils ?



Ecrin aux multiples influences, tantôt arabes, tantôt Renaissance ou baroques, il magnifie l’ensemble, de l’étang de Mercure jusqu’au labyrinthe, des bassins et fontaines jusqu’aux buissons de jasmin.



L’horloge tourne, encore.

Il est temps pour nous de profiter d’un petit tour en calèche et d’un bon verre de sangria avant de quitter la ville.



Alors que j'écris les dernières lignes de notre expérience sévillane, je revois encore les couleurs de la ville et du ciel, son architecture mudéjare si particulière, née de multiples influences; j'entends la musique du flamenco de rue, je respire le parfum entêtant du jasmin de l'Alcazar et je ressens encore toute la chaleur de l'accueil andalou.

Me revient alors le refrain:

"Yo quiero que este sea el mundo que conteste

Del este hasta oeste

Y bajo el mismo sol

(…)

Si juntos celebramos

Aquí todos estamos bajo el mismo sol." Alvaro Soler

Traduction:

"Je veux que ce soit le monde qui me correspond

De l'est à l'ouest

Et sous le même soleil (…)"

Si ensemble nous célébrons

Ici nous sommes tous sous le même soleil. "


Car Séville me laisse cette impression merveilleuse, à tort ou à raison, que les cultures peuvent se mélanger sans se fondre, s'apprivoiser sans se perdre et que ce qui en découle est d'une beauté infinie. Réalité ou utopie?

J'aime à penser comme Oscar Wilde :"Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas."


Comment voir l'essentiel de Séville en une journée?


Une journée, c'est peu. C'est une mise en bouche, une délicatesse qui ne nourrit pas. Mais si on la choisit avec soin, elle permet d'attendre le dîner, ce retour à Séville, qui je le pense, viendra tôt ou tard.


1. Près de la cathédrale, prendre une calèche pour découvrir le centre historique en dégustant une sangria et repérer les endroits qui vous plaisent le plus.

2. A moins de vouloir aller au pas de course et défier les files de touristes, il faut choisir entre une visite de la cathédrale et celle de l'Alcazar. Nous avons opté pour la deuxième solution. (Vu la météo, nous n'avions aucune envie de nous enfermer. ..)

3. Flâner dans les rues, au gré de vos envies, et sentir librement le pouls de la ville. Séville se visite très facilement à pied.

4. Savourer des tapas dans un authentique bar de Triana. C'est un must!


Où dormir ?

Pour une expérience espagnole authentique, je vous conseille vivement la Casa Alfareria.

La situation géographique de la chambre d'hôtes est idéale pour un court séjour. Quand on arrive en voiture de l'aéroport, il n'est pas nécessaire de traverser le Guadalquivir. On ne risque donc pas de se perdre dans les rues du centre historique.

L'hôtel ne dispose pas de parking mais il est aisé de garer son véhicule au parking Altozano (situé au pied du pont Isabel II, accessible en à peine 5 minutes).


Triana est un joli quartier de Séville, pas encore envahi par les touristes; il conserve ainsi tout son charme. Si vous souhaitez rester près de l'hôtel, le soir, le quartier compte de délicieux bars à tapas.

Rosa et Carlo sont des hôtes absolument charmants, gentils et généreux.

Le petit-déjeuner, servi en table d'hôtes, est délicieux et préparé à la minute.


Où manger à Séville?

Je vous recommande plus que vivement de tester le Pura Tasca. Ce n'est pas pour rien que cet établissement figure dans le guide vert Michelin!

(Outre l'espagnol et l'anglais, il parle français!)

Ce bar à tapas vaut clairement le détour!!! Vous y dégusterez probablement les meilleurs tapas de Séville. Le rapport qualité/prix est imbattable!



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