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  • Carine Goffin Lion

Bruges : l'itinéraire romantique


Béguinage de Bruges, avril 2018

Certaines villes européennes fascinent, siècle après siècle, toutes générations confondues; Bruges est de celles-là. Joyau de l'Europe d'hier et de la Belgique d'aujourd'hui, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, la cité médiévale est pour moi incontournable.



Depuis l'enfance et mon premier voyage scolaire, j'ai visité Bruges à maintes reprises . Pourtant, aucune visite n'a ressemblé à la précédente, chacune me procurant des émotions nouvelles .


En ce début avril, je n'ai qu'une idée : me fondre dans les rues de la Venise du Nord avant la foule et redécouvrir, sous le soleil printanier, le charme de ses endroits les plus romantiques .


Vous m'accompagnez ?



Quai du Rosaire (Rosenhoedkaai)


Rozenhoedkaai (Quai du Rosaire), avril 2018

La promenade débute au quai du Rosaire (Rozenhoedkaai), lieu emblématique de Bruges, rendu célèbre au XIX ème siècle par l'écrivain belge Georges Rodenbach (1) .


Rien de gris, de noir ou de dramatique comme dans son roman tragico-poétique cependant ! Dans l'atmosphère animée qui règne actuellement dans ce décor de carte postale, Bruges est plus vivante que jamais. Ainsi, dans les eaux miroitantes de ses canaux, les murs de briques et de pierres mêlent leurs reflets aux ombres joyeuses des visiteurs venus de tous horizons ; les exclamations émerveillées des touristes se mélangent aux explications des guides-conducteurs de bateaux et tout cela, dans une heureuse cacophonie .



Place des Tanneurs (Huidenvettersplein)


A deux pas du Quai du Rosaire, la Place des Tanneurs a un charme fou avec ses petits restaurants . L'entrée du Duc de Bourgogne, dont la terrasse couverte donne sur les canaux (voir photo 3 - bâtiment blanc) se situe à cet endroit .


Huidenvettersplein, Bruges, avril 2018

Pendant la journée, le va-et-vient des calèches rythme le paysage de Bruges et les chevaux, dont les sabots claquent sur les pavés, semblent vouloir nous guider vers notre prochaine destination : le Lac d'Amour (Minnewater) .


Calèches dans une rue de Bruges, avril 2018

Dans le labyrinthe des ruelles, les façades joliment rénovées attirent le regard et leur style harmonieux séduit immanquablement.


Calèche dans la Wijngaardstraat , Bruges, avril 2018
Wijngaardstraat, Bruges, avril 2018


Les cygnes de la Place du vignoble (Wijngaardplein) et le Lac d'Amour (Minnewater)


Selon la légende (2), à la fin du XVème siècle, les habitants de Bruges font enfermer l'Empereur Maximilien d'Autriche et son conseiller, Pieter Lanckhals (Lanckhals > Lange hals = long cou) dans la Maison Craenenburg sur la Grand Place. Obligé d'assister à l'exécution de son conseiller, condamné à mort, l'Empereur décide de se venger et ordonne aux Brugeois de s'occuper éternellement des cygnes (longs cous ) présents sur leurs canaux .


Je ne sais si les visiteurs pensent à cette légende lorsqu'ils regardent ces oiseaux emblématiques de Bruges. Pour ma part, je lui préfère la symbolique de l'amour et de la fidélité, plus communément associée à ces magnifiques animaux . N'est-elle pas éminemment plus romantique ?


Les cygnes de la Wijngaardplein, Bruges, avril 2018

Au bord de la Wijngaardplein, le lac d'Amour ( Minnewater) réjouit les amoureux du monde entier. La légende populaire prétend que ceux qui font un voeu sur le pont du Minnewater connaîtront un amour sans fin (2) .



Le Béguinage


Autrefois maison d'accueil pour béguines (femmes appartenant à une communauté religieuse mais sans avoir prononcé de voeux perpétuels), le "Béguinage princier Ten wijngaarde " abrite maintenant des Bénédictines .


Une "attitude digne et recueillie" est demandée à l'entrée du clos. Je me trompe peut-être mais je doute que cette requête soit indispensable, tant ce lieu inspire respect et sérénité.


Béguinage de Bruges, avril 2018

Ici, les arbres aux troncs élancés dominent le parc avec majesté. A leur pied, un ballet de jonquilles et de narcisses dansant au rythme du vent, chaque fleur rivalisant de légèreté dans son tutu couleur soleil ou de lune.


Entourant la futaie, des maisonnettes blanches aux châssis sombres terminent de donner à l'ensemble un cachet féminin, raffiné, et une atmosphère de paix impressionnante.


Béguinage de Bruges au printemps, avril 2018

Impossible ici de ne pas penser à Anne de Bruges, l'héroïne mystique de "La femme au Miroir" d'Eric-Emmanuel Schmitt . Accueillie dans ce béguinage au temps de la Renaissance, elle y rayonne dès son arrivée, se sentant délivrée du poids des conventions de son époque .


Le Béguinage de Bruges et ses jonquilles, avril 2018

Il est vrai que le béguinage m'apparaît comme un monde à part, un havre de paix dans le tumulte de la ville mais aussi comme un lieu empli de mystères, un jardin secret .



Sans doute ces considérations ont-elles échappé à mon mari et ma fille. Le premier a déjà quitté les lieux et la deuxième s'apprête à en faire autant, sonnant la fin de mes vagabondages mentaux et de ma visite du béguinage .




Le pont Saint-Boniface


Eglise Notre-Dame de Bruges et Palais Gruuthuse

Longeant l'Eglise Notre-Dame et le palais Gruuthuse, nous atteignons le pittoresque et romantique pont Saint-Boniface, halte obligée pour les amoureux du monde entier.


Vue du Pont St-Boniface, Bruges, avril 2018

Comment en effet ne pas succomber au charme de ce pont et de ce lieu ?

D'un côté, les petites maisons de briques et de bois (que je prends en photo à chacun de mes passages à Bruges, je l'avoue!), les guirlandes de lierre qui glissent le long des murs et rejoignent les ondes calmes du canal puis les arbres qui, vaillamment, gardent les



berges ; de l'autre, le parc de l'Arentshof, avec ses conifères et feuillus somptueux, ses bancs, la vue qu'il offre sur le palais Gruuthuse et le silence qui semble y régner en maître ; enfin, le canal séculaire qui, au fil des ans et des saisons, transporte les touristes sur ses eaux mystérieuses, leur ouvrant la porte d'un univers aux frontières du réel et de l'imaginaire ...


Arentshof, Bruges, avril 2018


Flâner dans les rues de Bruges, voguer sur ses canaux, se laisser séduire par son patrimoine, c'est éveiller ses sens et libérer ses émotions positives . Bruges est de ces villes qui vous charment au premier regard, vous enlacent et vous emportent avec elles, pour l'éternité .




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